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UNION DES SYNDICATS DE MONACO
28 Boulevard Rainier III
BP 113
98002 MONACO Cedex
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Lundi au Jeudi : 8h30 à 12h00 et de 14h30 à 18h00
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L'USM : Enfant de la libération
En 1936, puis avant guerre, malgré le Code Pénal qui interdisait les syndicats à Monaco, des centaines de salariés avaient cessé le travail et occupé leurs usines. La prise de conscience de la nécessité de s’organiser et de faire grève se manifestait déjà ouvertement.
Mais l’occupation fasciste et nazie interdit l’usage de la moindre des libertés. Pendant des années ceux qui avaient pris conscience de ce sentiment de solidarité ont vécu avec l’espoir de pouvoir être libres un jour.
Certains furent des résistants, d’autres ne traduisirent pas leur refus de l’oppression par un tel engagement, mais le désir de changer le mode de vie imposé était bien la volonté de l’immense majorité.
La Libération fut donc non seulement un espace débarrassé de l’occupant, mais aussi une réponse à la question des libertés.
En France un grand élan populaire, porté par le souffle libérateur, s’engagea dans la reconstruction du pays et soutint la mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance dont sortirent les grandes réformes sociales, la nationalisation des entreprises publiques, la création des comités d’entreprises, la Sécurité Sociale et la Retraite.
A Monaco, cette question des libertés se posait en termes impératifs puisque tout était à faire.
Celles et ceux qui avaient participé, sous des formes diverses, à la Libération allaient devenir les acteurs du mouvement syndical monégasque à l’origine de la Caisse de Retraite, de la Caisse de Compensation des Services Sociaux, des délégués du personnel et des grandes avancées sociales d’après guerre.
C’est donc à juste titre que la Convention Collective Nationale du Travail signée par l’Union des Syndicats de Monaco et la Fédération Patronale Monégasque le 05 novembre 1945 consacra le 3 septembre comme jour férié.
Chaque année, le 3 septembre, une délégation de l’Union des Syndicats de Monaco se rend à la commémoration de la Libération de Monaco et dépose une gerbe au pied du monument aux morts.

L'ancienne Casa Italiana est réquisitionnée par le Gouvernement
pour être affectée à l'Union des Syndicats de Monaco.

